En librairie le 7 Décembre 2012
  • ISBN:
    2-36371-0482
  • Format:
    125 x 195 mm
  • Page:
    167p.
  • Prix:
    23.9 €
Le petit Placard de l'homme
Viivi Luik

« Il est clair qu’à une époque où s’effondrent les grands systèmes politiques et idéologiques – qu’ils se nomment communisme, socialisme ou capitalisme – la littérature, l’art et la culture qui se fondaient sur ces systèmes, y puisant leurs sujets et leur énergie, perdent nécessairement leur sens et s’effondrent eux aussi. Une opposition très nette est apparue entre ce que propose la littérature et ce que le public attend d’elle en son for intérieur. Tout ce qui, au début de ce siècle, était neuf, attirant parce que vénéneux et suave, est désormais vide, décoloré, délavé, éventé et amer. Parvenue au terme de son existence, clouée à la même place, la littérature tourne sur elle-même comme frappée d’une malédiction, elle n’embrase ni n’enthousiasme plus personne. La littérature, comme l’art en général, est devenue une occupation, un travail manuel ou un hobby universitaire, la langue secrète d’un petit cercle d’initiés, un phénomène sans importance qui n’occupe plus guère de place dans l’esprit des hommes. »

Dans le placard de la liberté retrouvée, l’Europe de l’Est jeta, avec les cadavres et les vieux cauchemars totalitaires, des valeurs désormais périmées comme celles de la littérature, parce qu’elle avait soudain cessé d’être une raison de vivre ou de mourir.

Un déficit d’âme qui a étendu sa contagion à l’heure de la mondialisation, diagnostiqué par l’Estonienne Viivi Luik, l’une des plus belles voix de l’Est à qui l’on doit, notamment, La Beauté de l’Histoire (Christian Bourgois, 2001).

La presse en parle
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Une langue semblable à la forêt et au ciel