En librairie le 17 Avril 2014
  • ISBN:
    2-36371-0819
  • Format:
    140 x 225 mm
  • Page:
    304p.
  • Prix:
    28.5 €
Benjamin Disraeli
James Mc Cearney

« C’est une époque romanesque. Les trônes s’effondrent, les couronnes sont offertes comme dans un conte de fées, et les personnes les plus puissantes du monde, hommes et femmes, étaient il y a quelques années des aventuriers, des exilés, des demi-mondaines. Vive la bagatelle ! » Benjamin Disraeli (1862)

Benjamin Disraeli (1804-1881), deux fois Premier ministre du Royaume-Uni, ne fit pas seulement figure de grand rassembleur de la nation anglaise en ouvrant les portes du conservatisme, longtemps chasse gardée des vieilles familles, à un électorat toujours plus large grâce au célèbre Reform Act de 1867. Il sut convaincre le pays tout entier, la reine en tête, que le jeu politique était un sport plus intense que les courses de chevaux, le hunting ou le cricket. Il dut le succès de sa mission non pas aux qualités qu’elle requiert habituellement mais à une série de défauts tous plus admirables les uns que les autres. Né juif, sans fortune personnelle ni propriété terrienne, il s’était également bien gardé de décrocher un diplôme dans les incontournables public schools où se recrutaient les futurs membres du Parlement. Ses frasques de jeunesse, entachées de byronisme caractérisé, devaient le poursuivre pendant de longues années d’un parfum de scandale. Il embrassa par trois fois les graves fonctions de l’Échiquier (Finances publiques) alors que la prison pour dettes, fruit d’une imprévoyance toute dickensienne, le guettait dans l’ombre. Les démonstrations de mauvaise foi qu’il prononça à la Chambre des communes atteignirent parfois au sublime. Renverseur farouche de majorités, il reprenait volontiers à des adversaires aussi affirmés que Peel ou Gladstone leurs propres idées. Ses disputes avec la reine Victoria, dont il contribua à rétablir le prestige, rappelaient ses propres empoignades conjugales. Il en remontra à Bismarck, lors de la crise des Balkans qui devait se résoudre par le Congrès de Berlin de juin 1878, sans savoir que l’armée britannique n’avait pas les moyens d’une réponse militaire. Bref, son culot légendaire suffit à transmettre à la nation tout entière une envie de gagner que rien ne devait plus décourager…

Le portrait d’un aventurier de génie, qui réalisa, grâce à son merveilleux sens des contradictions, la synthèse du torysme et l’éleva à la dignité d’un parti national de premier plan.

James Mc Cearney, né en Écosse en 1945, fait ses études à l’université de Glasgow avant de s’installer en France. Maître de conférences à l’Institut d’Études politiques de Paris, il est l’auteur de plusieurs biographies politiques ou littéraires.

Diffusion CDE/SODIS.

La presse en parle
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Le Figaro

L'Angleterre n'est plus une île

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Fig Mag

Disraeli maître de son destin