Liste des livres

Écrits par Richard Millet
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Fatigue du sens

 

PRIX DES IMPERTINENTS 2011
Comment peut-on encore être Français , quand l’immigration de masse ne permet plus l’assimilation des nouveaux venus, quand les Français de souche renient eux-mêmes leurs traditions pour épouser le conformisme du consumérisme mondialisé, quand le droit à être Français et la tentation du communautarisme l’emportent sur l’aspiration à un destin national, quand enfin la France n’est plus qu’un nom que nous froissons au fond de notre mémoire, pressés de sacrifier notre héritage chrétien et notre langue au relativisme culturel ?          Derrière cette fatigue, derrière cette faillite à être soi-même, c’est bien l’effondrement des valeurs  les plus hautes qui est à l’œuvre. Une dignité trahie qu’achève de terrasser l’immigration extra-européenne sous un flux grandissant et hostile à tout enracinement. Comment dès lors savoir ce que nous sommes et où nous allons, si nous persistons à nier d’où nous venons ?  
Diffusion CDE/SODIS.

 

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Langue fantôme

Faut-il se lamenter sur le sort du roman français, quasiment absent de la scène internationale ? Pas si sûr quand on mesure à quel niveau d’abêtissement conduit le roman dit « international ». Ainsi Umberto Eco n’a-t-il pas hésité à « réécrire » Le Nom de la rose à l’intention des lobotomisés du Culturel : suppression des citations latines, passages amputés des descriptions, appauvrissement du vocabulaire. Un processus de vulgarisation où seul subsiste le scénario, en attendant le video game. Ce qu’on appelle encore « roman » est ainsi devenu le lieu même de la destruction de la langue et de la littérature. La tiers-mondisation culturelle de la France le proclame de toutes parts. Et quand, à la mise à mort de la littérature, s’ajoute la négation de l’idée de nation, n’est-ce pas au néant qu’on donne droit de cité ? Ainsi, le massacre perpétré par Anders Breivik, en Norvège, loin de constituer l’acte d’un homme seul, encore moins celui d’un aliéné, renvoie les politiques et agents « culturels » au miroir d’une société qui, par-delà le scénario « multiculturaliste », a choisi de renoncer à toute communauté de destin, à ses racines vivantes, chrétiennes, donc littéraires.  

Diffusion CDE/SODIS.  

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De l'antiracisme comme terreur littéraire

 

L’antiracisme, qui est devenu la nouvelle idéologie internationale, se signale en France par la dictature de nouveaux dévots dont le zèle inquisitorial, l’hypocrisie, la volonté de culpabilisation sont particulièrement à l’oeuvre dans le milieu prétendu littéraire, où le faux règne en maître. L’écrivain qui s’aventure encore à nommer le réel et en appelle à l’intégrité de son être comme au génie chrétien de la nation, celui-là est non seulement traité de « réac » ou de « facho », suivant la typologie héritée de la Propagande communiste, mais il est surtout accusé de « racisme » : criminalisation de la pensée, pour laquelle il encourt l’ostracisme, la censure, le tribunal. La plupart sont amenés à se taire, ou à bêler avec les brebis pénétrées par le Bien. Quelques-uns parlent, cependant, comme Richard Millet qui, à l’accusation de « racisme » lancée contre lui par le parti dévot, répond que l’antiracisme est une terreur littéraire, c’est-à-dire un des vecteurs du Faux, et une vraie forme de racisme visant à éradiquer cette vérité qu’on appelle littérature, donc la vérité sur le monde.
 Diffusion CDE/SODIS.

 

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Intérieur avec deux femmes

Dans le train qui l’ emmène en Hollande où il doit participer à une table ronde culturelle, le narrateur regarde le paysage et se perd parfois en lui-même. Il roule vers les beffrois dressés dans la plaine flamande et vers la Hollande des tableaux de Rembrandt ou de Vermeer. Il songe à la femme qu’il vient de perdre et à celle qui surgira peut-être à la faveur du voyage. Condamné à errer éternellement entre deux livres et entre deux femmes, il accomplit sa ronde de nuit, aux frontières du monde visible et du monde intérieur, là où l’amour de l’art, de la littérature et des femmes lui a rendu les vraies raisons d’espérer.

Diffusion CDE/SODIS.

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L''Etre-boeuf

« C’était le Bœuf, l’inattendue épiphanie de la bête dont nous étions en train de manger une côte, et qui se tenait là, devant nous, au centre de la salle, parmi les convives parcourus d’un frémissement dont il était l’épicentre, ce bœuf en majesté qui tirait de son torse monumental non seulement la nourriture, mais aussi les femmes qu’il nourrissait, divin et adamique, ayant engendré celles en qui il se reproduisait et dont il dévorerait peut-être les fruits, comme Chronos, en tout cas brouillant les circuits du social, du sang et du temps. »

Sous le puissant tabou contemporain de la viande bovine, qu’entame cette parole d’or, jaillit, dans tout son éclat, l’échange de sang primordial entre tous les êtres appelés à naître et à mourir au fil d’un irrésistible renouvellement au cœur de la rencontre, du sacrifice et du mystère de la condition terrestre.

Diffusion CDE/SODIS.

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Trois légendes

« Ce n’était que mon grand-père, un cordonnier, comme dans les contes, mais aussi un violoneux, pour la gloire, ou pour l’honneur… »

 De l’homme, de plus en plus fatigué, qui travaillait le cuir et jouait du violon dans les bals jusqu’à l’ermite Ragnard dont le « vaisseau fantôme» flottait au-dessus des forêts, en passant par les frères Cavalier qui voyageaient, attachés à leur monture, l’un mort, l’autre vivant, ce sont mille chemins rêvés qui nous entraînent vers le pays de Siom, quittant la terre nocturne des derniers loups pour s’élever jusqu’à la cime des arbres incendiés au grand jour, et contempler les calvaires dressés au tournant de la Débâcle.

Diffusion CDE/SODIS

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Charlotte Salomon

  Charlotte Salomon, une jeune Allemande juive que le nazisme a contrainte à fuir en France, à Villefranche-sur-Mer, où  la Gestapo finira par l’arrêter, en 1943, avec l’homme qu’elle venait d’épouser, pour la déporter à Auschwitz où, enceinte, elle sera tuée. Juste avant son arrestation, elle avait confié à un médecin français un important ensemble de gouaches composées entre 1940 et 1942, et réunies sous le titre Le Théâtre ou la Vie ? Un ensemble dans lequel elle transposait sa jeune vie à l’aide, aussi, de paroles et d’indications musicales : une sorte de Singspiel, de spectacle total, la vie de Charlotte Salomon inspirant par la suite des essais et même un roman. 

Ce texte constitue le premier livret pour le nouvel opéra  de Dalbavie, Charlotte Salomon, dont le compositeur a reçu commande du festival de Salzbourg, et qui doit être crée l’été de 2014.  L’une de ses grandes originalités est de comporter  un flash-back, procédé peu courant dans un opéra.

Diffusion CDE/SODIS.

 

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Lettre aux Norvégiens

Sur la littérature et les victimes « On m’a enfin reproché de n’avoir eu pour les victimes de Breivik aucun mot, aucune compassion chrétienne. Je ne suis pourtant pas de ceux que les bourreaux fascinent ; mon horreur de la politique vient, en grande partie, de ce cauchemar qu’est l’Histoire, comme disait Joyce, tout comme du dévoiement de la démocratie athénienne dans le capitalisme mondialisé et les formes nouvelles de « soft » totalitarisme, puis-je dire en un raccourci sans doute excessif mais qui illustre ce qu’éprouvent ceux qui, élevés comme moi dans l’esprit d’ouverture de la culture classique, se trouvent placés devant la négation de celle-ci. La question des victimes m’a toujours hanté et a défini mon opposition à la peine capitale. On me pardonnera de renvoyer encore à mon roman Lauve le pur. J’y évoquais un tueur en série français, Guy Georges, auteur de sept meurtres sur des jeunes femmes dont je donnais les noms, ému de ce que seul le nom du tueur demeure, non celui de ses victimes. J’y évoquais aussi Karla Tucker, exécutée dans une prison du Texas, le 3 février 1998, après avoir lu la Bible. »

Richard Millet revient sur l’affaire qui entraîna sa démission du comité de lecture des éditions Gallimard en septembre 2012.

Diffusion CDE/SODIS.    

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Le corps politique de Gérard Depardieu

« La plupart des acteurs et des metteurs en scène aujourd’hui n’ont rien vécu ; ils ne connaissent même pas Gilles de Rais [...]. Il n’y a plus de culture, merde. C’est pour ça que vous avez le cinéma qui vous ressemble. Et surtout les acteurs, qui sont vides de tout. Merde alors, un peu de tenue ! » Gérard Depardieu

Depardieu, c’est l’ultime monstre sacré, sur qui la politique n’a pas de prise. L’acteur au corps rabelaisien, pétant et éructant à la face du monde, qui a refusé d’être enterré vivant dans la masse informe. Passé à l’Est, à jamais « hors champ » pour les gardes rouges du Culturel, lui seul aura su résister à l’américanisation du modèle français. Longtemps « migrant de l’intérieur », Depardieu demeure ainsi l’homme du scandale autant que de la grâce qui, mieux que personne, aura su rendre à l’esprit français les accents de la vérité. Là où la tentation du sublime, la dérision grandissante et l’enlisement dans le banal font le lit de la décadence.

Par Richard Millet, romancier et essayiste, à qui l’on doit quelques chefs-d’œuvre de la littérature contemporaine dont Ma vie parmi les ombres, Trois légendes ou L’Être bœuf.

Diffusion CDE/SODIS.

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Le Sommeil des objets

« En son sens le plus immédiat, le rebut est la mémoire de l’inutile, tout le contraire du goût de classer : une sorte de déclassement infi ni, plutôt, ou un retranchement, une dépossession régulière qui, comme la déperdition, est le destin de l’accumulation, même minime, tout finissant par devenir du rebut ou extraordinairement menacé de l’être. Du moins nous rappelle-t-il que nous sommes des prédateurs, les plus singuliers de la Création, puisque nous demandons aux objets perdus, délaissés, abîmés, méconnaissables, reniés, oubliés même, de nous parler de nous plutôt que d’eux.»

Diffusion CDE/SODIS

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Etude pour un homme seul

« Je ne romprai aucun silence : écrire, c’est être seul, faire silence autour de soi, tout risquer sur des signes. Voilà qui est commun à la littérature et à l’amour. Aussi parlerai-je dans le bas de la voix, où tout peut se dire et se réfuter, sauf l’inavouable qui bruit au-delà de la chair et du cœur. Avançons donc. Pendant un peu plus d’un an, j’ai été malade. [...] J’étais plus fragile. [...] On ne me regardait plus, pas même les femmes de mon âge; et j’en étais presque heureux : j’avais atteint l’angle mort de l’existence, qui est peut-être, pour un écrivain, le moment où il commence à exister vraiment. »

Dans cette solitude convalescente arrive Yelizeveta. Chaque lundi, elle vient faire le ménage.

Une bouleversante réflexion sur la maladie, le désir, l’écriture et la langue.

Richard Millet signe ici son douzième livre chez Pierre-Guillaume de Roux.

Diffusion CDE/SODIS