Littérature Française
| En librairie le 14 Avril 2011 | |
| ISBN | 2-36371-001-7 |
| Format | 12,5 x 19,5 cm |
| Pages | 256 p. |
| Prix | 18 € |
La Duchesse de Singapour
Sophie Jabès
Quelle est cette langueur qui s’abat sur le cœur des Françaises venues s’expatrier à Singapour ?
Serait-ce l’excès de moiteur, de luxe ou d’ennui ? Epouses esseulées de grands patrons de firmes internationales éternellement en voyage, elles s’étiolent au bord de leurs piscines et s’adonnent aux commérages. Aux complots.
Celle qu’on surnomme « La Duchesse de Singapour », une femme aussi insaisissable qu’envoûtante, semble faire exception aux yeux d’Éva, toute dernière arrivée. Sorte de Gatsby au féminin, la Duchesse donne des fêtes somptueuses où se presse une foule cosmopolite. Avant de disparaître des heures entières… Éva découvrira bientôt le lancinant secret de la Duchesse et assistera, impuissante, à sa descente aux enfers.
Le récit de la volupté et de son venin.
Sophie Jabès a vécu quatre ans à Singapour. Romancière, journaliste et productrice, elle est notamment l'auteur de Alice la saucisse (Verticales) et de Caroline assassine (Jean-Claude Lattès, Prix Murat 2005). La Duchesse de Singapour est son cinquième roman.
Diffusion : CDE/SODIS.
Dans la presse

9 Novembre 2011
Retrouvez Sophie Jabès au Salon du Livre de Trouville du 11 novembre
Sophie Jabès signera La Duchesse de Singapour au Salon du Livre de Trouville le 11 novembre.
Pour en savoir plus : http://www.trouvillesurmer.org/images/catalogue2011def.pdf
La Duchesse de Singapour, roman de Sophie Jabès
(Pierre-Guillaume de Roux, 2011)

30 Septembre 2011
L’ombre de la Duchesse
Sophie Jabès publie La Duchesse de Singapour aux éditions Pierre-Guillaume de Roux. Dans ce roman tout en ambiance, en moiteur et en langueur, Eva, suivant son mari, rejoint la petite communauté des Occidentaux vivant a Singapour. Tandis que leurs époux travaillent, les femmes s'ennuient et perdent leur temps en médisances, mesquineries et superficialités. Mais l'ombre de I une d'elles, surnommée « la duchesse de Singapour », plane au- dessus des autres Elle est libre, heureuse, elle n'a peur de rien, pas même des amours interdites entre gens de classes différentes Elle se confiera à Eva, la narratrice, et préférera se perdre plutôt que de se trahir.
JEAN-LUC AUBARDIER
La Duchesse de Singapour, roman de Sophie Jabès (Pierre-Guillaume de Roux, 2011)

21 Juillet 2011
Assumer son désir
Sophie Jabès, a aimé la ville de Singapour où elle a vécu il y a 15 ans. Elle l’a choisie pour en faire le cadre réaliste de son cinquième roman, à moins que ce ne soit la ville qui l’ait choisie. Un roman très différent de ses précédents qui tenaient plus du conte et de l’absurde. Un premier livre commencé à cette même époque. « Ce roman m’a accompagnée pendant 15 ans. Je n’arrivais pas à le lâcher. Je modifiais l’histoire, les mots. Il y avait un va et vient avec le texte. » Un roman qui évoque une femme qui assume son désir et va jusqu’au bout.
L’héroïne, Eva débarque à Singapour. Une amie lui a dit à Paris qu’elle doit rencontrer une femme fascinante, la Duchesse. Engluée dans la routine des thés organisés par ces dames expatriées et pathétiques, elle n’a de cesse que de trouver cette autre femme. Un jour, elle la reconnait sans qu’on la lui présente. A partir de ce moment, une amitié, des secrets de femmes, des désirs pour un homme, la passion assumée de la duchesse pour cet homme, vont les lier. Eva va apprendre de la vie de cette femme, des choses sur elle-même et l’amener à assumer sa propre vie.
Sophie Jabès commence à écrire ce roman alors que, comme l’héroïne, Eva, elle suit son mari à Singapour et fait une croix sur son métier de productrice de télévision. Elle découvre la vie dorée de « femme de ». « On n’est plus qu’une mère ou une épouse, on n’existe plus en tant que personne. » Si elle l’histoire de passion de la duchesse de Singapour est totalement inventée, la critique sociale des expatriés est nourrie de son expérience personnelle.
Ses livres précédents, (« Alice la saucisse »), tenaient plus du conte, de l’absurde, de sa volonté d’explorer les tabous. Celui-ci est plus personnel et plus proche. Le cadre est réaliste, l’histoire est fantasmée.
« La vie d’expat’ est très dure pour les femmes, malgré les conditions de confort exceptionnelles. Le mari est surtout très absent. Il voyage dans toute l’Asie. Pour les femmes actives, c’est une plongée dans le vide. C’est atroce et violent. Ou les femmes boivent, dépriment, deviennent maman puissance 20 000 ou elles essayent de retrouver une activité ». Sophie Jabès a monté sa société. Elle s’est occupée de la promotion de son frère en Asie, le joaillier Jérôme Jabès, avant de devenir correspondante de Marianne.
Dans le livre, la ville de Singapour, son ambiance très anglo-saxonne, le creuset constitué d’européens, de chinois, de malais et d’indiens, son climat équatorial, moite, pesant, sont très présents. Eva, son personnage « a besoin d’extraordinaire, elle ne peut pas se contenter de l’ordinaire. » Le personnage de la Duchesse est pour Eva comme une construction mentale. « C’est une amitié en miroir mais aussi en abîme. Elle voit vivre cette femme qui assume son désir, ses plaisirs. Tout au long du livre, elle apprend, elle devient adulte. » Grâce à la duchesse qui va jusqu’au bout, assumer ses désirs.
« Cette femme que j’ai inventée est une croisée de plusieurs personnes que j’ai rencontrées. Une ou deux personnes qui m’ont fascinée. Elles avaient beaucoup de charme mais en même temps elles étaient assez ordinaires. J’ai voulu décrire cette fascination pour une personne qui prend du pouvoir sur l’autre. »
Eléments autobiographiques et histoire fantasmée se mélangent dans cet ouvrage. La maison qu’elle décrit comme résidence d’Eva était la sienne. Un mot revient périodiquement sous la plume de Sophie Jabès : « Rosacée » : « Il décrit le jardin, mais aussi l’amour à partir d’une couleur. Il exprime une sensation, rose, rouge, la sensualité par l’intermédiaire de la fleur. Il est un peu le symbole de la sensualité. Je me souviens, j’avais de très belles fleurs qu’on ramassait le matin. Je regardais souvent ces roses. Eva, aussi. Elle comprend le monde par la contemplation. »
Même si Sophie Jabès a commencé l’écriture d’un nouveau roman, elle est encore emplie de son texte. « S’il doit être réédité, je sais ce que je changerai. Au moins, un mot. » Décidément, l’auteur ne peut laisser aller son bébé. Peut-être parce qu’Eva, femme fascinée par une autre femme qui assume ses désirs, ressemble beaucoup à Sophie Jabès. Dans la bouche de l’écrivain revient souvent le mot « assumer » qu’elle parle de ses personnages ou d’elle-même. En écrivant ce roman, elle a commencé à assumer ses désirs artistiques. Etudiante, après Sciences-Po, elle a la possibilité d’aller suivre des cours d’écriture à l’université de Californie, mais elle finit par tourner autour de son désir d’écriture sans l’assumer vraiment. Productrice de télévision, elle participe au développement de scénarios mais ne prend pas la casquette de scénariste à part entière. Elle ne se l’ autorise pas vraiment.
Aujourd’hui elle a envie de mettre en scène sa seconde pièce, un sujet sur Camille Claudel. « Je ne me suis jamais autorisé à le faire mais là j’aimerais bien. » Encore un effort et Sophie Jabès s’autorisera tous ses désirs d’adulte.
VERONIQUE GUICHARD
http://www.toutpourlesfemmes.com/conseil/Sophie-Jabes-la-Duchesse-de.html
La duchesse de Singapour, roman de Sophie Jabès
(Pierre-Guillaume de Roux, 2011)

1er Juin 2011
Mystère et langueur de la Duchesse de Singapour
À Singapour, se retrouvent Eva et son mari Pierre ; Pierre ne cesse d’arpenter les capitales : ses affaires d’abord. Il laisse sa femme seule s’enfoncer lentement dans un État où les dames seules restent forcloses dans la chaleur vacante, le désoeuvrement et un semblant d’activité donnant l’impression d’être inséparables. Sophie Jabès rend cela dans ses infinis chatoiements. Le ciel est tiède, l’air conditionné, les rites immuables, le sourire de rigueur. La retenue est essentielle : le monde pourrait s’effondrer au moindre écart. Les Françaises résidentes passent leurs journées à arrondir les angles dans le paradis des angles arrondis ; de riches Chinoises minaudent ou font leur mijaurée ; à quoi il faut arrimer de mystérieuses rencontres. C’est le cas de la Duchesse, dont la réputation est telle qu’elle ne peut se résumer, étant indéfinissable, en dépit de commentaires insidieux, dans un monde en apesanteur. Apathie rime avec torpeur, tiédeur avec saveur, moiteur avec mollesse. Eva va découvrir que la Duchesse a sa morale, « glauque et collante ». Avec cet À la recherche du temps perdu asiatique, Sophie Jabès nous promène avec un beau talent dans une société qui ne cesse de se lisser, d’embaumer les mi nutes, de distiller des remarques saugrenues, d’arracher des soupirs aux femmes tout en les étourdissant de parfums lourds.
ALFRED EIBEL
La Duchesse de Singapour, de Sophie Jabès
(Pierre-Guillaume de Roux, 2011)

20 Mai 2011
Version In the mood for love
Une atmosphère délétère règne sur la petite communauté cosmopolite de Singapour. Les relations entre expatriées oisives semblent placées sous le signe de la futilité et de l’ennui. Du moins avant que n’arrive Eva, l’héroïne du dernier roman de Sophie Jabès, « La Duchesse de Singapour ».
Nostalgique de sa vie de Parisienne active, Eva promène son mal-être entre soirées mondaines et thés moites, plaçant tous ses espoirs dans une rencontre avec une mystérieuse duchesse censée détenir les clefs de la vie singapourienne. Lorsqu’elle découvre enfin cette femme magnétique, le coup de foudre vire rapidement en une lente descente aux enfers, sur fond d’amours interdites, de secrets et de barrières sociales.
Sophie Jabès, auteur notamment d’« Alice la Saucisse », de « Caroline assassine » et de « Clitomotrice », trois petits bijoux de provocation, signe ici son cinquième ouvrage. Cette dernière parution est en réalité son premier roman, écrit après un séjour… à Singapour.
La Duchesse de Singapour, de Sophie Jabès (Pierre-Guillaume de Roux, 2011)

18 Mai 2011
Rendez-vous au Publicisdrugstore le 16 juin
La librairie du Publicisdrugstore
et les éditions Pierre-Guillaume de Roux
vous invitent à rencontrer
SOPHIE JABÈS
pour la signature de son livre
La Duchesse de Singapour
Jeudi 16 juin de 13h à 14h à la librairie
du Drugstore - 133, av Champs-Elysées - Paris 8ème.
Interview réalisée par Isabelle Rabineau.
Publicisdrugstore 133, av Champs-Elysées - Paris 8ème - Métro : Charles de Gaulle Etoile / Georges V - www.publicisdrugstore.com

1er Mai 2011
La Duchesse de Singapour : un voyage à ne pas manquer
À lire
Le Petit Futé Singapour le tout nouveau guide consacré a « la ville confetti » écrit par Manon Zipfel résidente à Singapour et animatrice de l'émission « Sinosphère » sur France O.
La Duchesse de Singapour, roman de Sophie Jabès (éditions Pierre Guillaume de Roux) : le parcours drolatique d une Française dans le Singapour effervescent des expatriés.


