Parutions
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BRÉVIAIRE DE L'AGNOSTIQUE
En librairie le 13 Juin 2013 ISBN 2-36371-0642 Format 195 x 125 mm Pages 160p. Prix 16 € Bréviaire de l'Agnostique
Essai de Maxence Caron
« La musique provient de la région la plus intime de notre âme, de Dieu lui-même, puis traverse quelques règles formelles et rationnelles sans jamais se réduire à aucune d’elles, afin de pouvoir remonter vers l’Absolu et rendre à Dieu ce qui est à Dieu. »
Qu’il évoque l’art, la liberté, le mystère de la création ou les ravages du rationalisme tout-puissant, c’est, à chaque fois, l’expérience d’une surdité beethovenienne, peu à peu transfigurée par la grâce divine, que Maxence Caron nous restitue en des aphorismes éblouissants.
Philosophe, musicien, pianiste, romancier, poète, Maxence Caron a publié une quinzaine d’œuvres, dont L’Insolent (Nil-Robert Laffont) et Journal inexorable (Via Romana).
Diffusion CDE/SODIS.
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ANNÉES CAMUS
En librairie le 17 Mai 2013 ISBN 2-36371-0611 Format 140 x 225 mm Pages 368p. Prix 24.9 € Années Camus
Essai de Jean-Pierre Millecam
« À l’époque où il lut le manuscrit d’Hector, Albert Camus était aux prises avec l’une de ses œuvres majeures : L’Homme révolté. Peut-être que mon roman, qui sentait le soufre, lui sembla épouser la ligne qu’il développait tout au long de ce vaste essai. Il y retrouvait non seulement le train-train d’une Algérie coloniale ignorant son destin, mais, à travers ce semblant d’innocence, le malaise inspiré par de jeunes voyous qu’une sorte de fatalité, sous la splendeur des nuages et des roseaux dansant leur pavane, conduirait à trancher les mains à un pianiste avant de le débiter en morceaux. L’horreur de l’acte, la splendeur du décor et du Temps bondissant de seconde en seconde, tout cela était donné à la fois. Les personnages n’en avaient aucune conscience. Cette conscience était dévolue à l’auteur qui, à un moment, s’identifiant à Dieu, s’écriait : “Quelle faute monstrueuse que la Création !” Il s’agissait, alors, pour Dieu, de barrer d’un trait de plume les lois régissant cette création : sur la jetée du port de Musturaga, mes deux héros se fondaient en une entité unique, qui abolissait toute dimension, toute limite, toute loi. La Terre éclatait. »
Jean-Pierre Millecam, révélé par Albert Camus, le compatriote compassionnel, revient sur les années de feu et de foi : le combat au jour le jour pour l’Algérie indépendante, les violences subies et la fuite au Maroc devenu désormais légendaire, sans oublier les rencontres déterminantes sur la scène parisienne avec Jean Cocteau, Jules Roy, Maurice Nadeau, Angelo Rinaldi ou Jean Daniel. Diffusion CDE/SODIS
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FACE CONTRE TERRE
En librairie le 20 Juin 2013 ISBN 2-36371-0277 Format 125 x 195 mm Pages 208p. Prix 24.9 € Face contre terre
Roman de Piero Chiara
« Selon mon père, les mois de juillet et d’août étaient l’époque idéale pour un voyage en Sicile. En réalité, il n’était soleil ni canicule qui eût pu l’obliger à tomber la veste, le gilet et le chapeau, les chaussures montantes, le col dur et la cravate. Dans cette tenue, et une valise à chaque main, il se mettait en route avec moi pour son village. En sa qualité d’employé des Douanes il avait droit à un billet annuel gratuit pour lui et sa famille. Et c’était l’argument décisif pour vaincre les perplexités de ma mère qui voyait partout des dangers et des dépenses, particulièrement dans les voyages. « De la frontière suisse à la pointe de la botte, disait-il, personne n’utilise ce billet mieux que moi. » Et il prenait le billet pour Trapani, sachant très bien qu’il n’irait pas plus loin que Palerme et renoncerait au dernier morceau du trajet. Il regrettait seulement de ne pas avoir dix enfants, pour pouvoir imposer aux Chemins de fer de l’État une plus grande charge, une plus grande dépense. »
C’est le portrait d’une Sicile aussi secrète que mythique que nous dévoile Piero Chiara avec ces soleils écrasants, ces scènes de famille hautes en couleur, ces amours dérobés et ces confessions bouleversantes.
Par Piero Chiara (1913-1986), grande figure de la littérature italienne d’après-guerre, maître de la comédie légère et brillante, auteur notamment du Trigame et du Préteur de Cuvio.Diffusion CDE/SODIS
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LE QUAI DES SOURDS
En librairie le 17 Mai 2013 ISBN 2-36371-0604 Format 125 x 195 mm Pages 184p. Prix 21 € Le Quai des sourds
Roman de Frédéric Ayangma
« Mais qui d’autre aurait accepté de croiser jusqu’à ce quai qui n’avait de ville que le nom, jusqu’à cette ville au quai tordu et désert, couvert de mouettes criardes et désargentées parce que sans sillage à cisailler ? Pour cela il y avait grande nécessité à confiner au pirate, au trafiquant, au voyageur de minables escales, allant de désespérances en déchéances marines, et avoir abandonné ses scrupules aux grands fonds, craché sa dernière pièce, son ultime geste d’amour. Il fallait avoir rampé, jeunes mousses, encore enfants, sous le viol des fouets et des bottes, crié les dents dans les cirés sous l’odieuse indifférence des bannettes et des marins. Il fallait être extrait de sa propre vie pour deviner avant de le savoir qu’à l’évidence ce n’était pas en ce lieu le plus reculé de la plus arriérée des régions que l’on pourrait refaire les pleins. Trouver un bassin de radoub, des peintres, des mécaniciens et suffisamment de femmes pour rassasier un équipage abruti par les grands calmes qui jonchaient la mer d’algues immenses, ou harassé par cette même mer quand la tempête se conjuguait aux temps de violence et de sauve-qui-peut-le-plus-vite. »
À l’embouchure du rêve et de l’aventure maritime, dérivent trois ombres. Un vieux cargo, une ville portuaire plongée dans la torpeur de temps surannés à l’excès et le fantôme omniprésent, océanique, d’une femme. Jamila.
Directeur de Guyane 1ère, Frédéric Ayangma est familier des ambiances sud-américaines, dont est imprégné ce premier roman. Diffusion CDE/SODIS
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QUAND ULYSSE REVIENT À TRIESTE
En librairie le 19 Avril 2013 ISBN 2-36371-0574 Format 140 x 225 mm Pages 336p. Prix 25.5 € Quand Ulysse revient à Trieste
Roman de Boris Pahor
« Sur ordre du commandant de Trieste :
1. Tous les officiers, sous-officiers et soldats qui étaient sous commandement italien le 8 septembre doivent se présenter en uniforme à la caserne de Roiano.
2. Ils seront enrôlés dans les forces allemandes afin de combattre les partisans.
3. Ils formeront une unité militaire spéciale.
4. Les officiers, sous-officiers et soldats qui s’opposeront au susdit enrôlement seront internés et déplacés hors de Trieste.
5. Les officiers, sous-officiers et soldats ne répondant pas à ce décret encourent la peine maximale.
6. Les intéressés doivent se présenter du 19 septembre 1943 à 7 heures au 20 septembre 1943 également à 7 heures. »
Par l’auteur de l’inoubliable Pèlerin parmi les ombres (La Table ronde).
Diffusion CDE/SODIS

